LES BOUTIMS BT LE COMTE BA00OUIN. 52 J
résUumoe n'étaient point ëteînts.lje comte de Montfort a^ait retenu auprès de lui rbëritier, ^ncor^ enfant , du roi d'Aragon • Les braves Gitalans et le|i Aragopais demandèrent leur jeune rpi les annes à la main. Us s^avancèrent jusqu'à B^ers. ' Simon fiit obligé de céder aux vaillans cheft de ce^ martiales populations , Nuguez Sancbe, fils du oomte de fioussîllon, Guillaume de Mootcade, et Guillaunoe de Cardonne.
Leur roi leur fut rendu*. En même temps lés routi€»rs , voleitrs et jHllards de grand chemin, toujours déroués à rberésîe et à la Pit>Tei|ce, surprenaient le comte Baudoin , qui arvait lâchement trahi la cause de sa race pour quelque fief« Us Iç livrèrent à son fr^re Raymond, et tant l'indigpation iut grande parmi les Provençaux , que , du jugement de la cour du comte de Foix , Baudoin fut condamné h la mort pour félonie. Quelques mots plué tard le vicomte de Narbonne refoulttt juiqu'à Béziers Montfort et ses Français '.
i GbiDDiq. CoBMneot. 4el rey» tn tmim* clwp. q. % Zurita, Aoual d'Artg», liv. a, ch. €6 et teq. 5 Pierre de Vaulx-Cemay, chap. yS; Guill. de Puy-Lauren», chap. a3.
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528 MONTPELLIER REPUBLIQITE.
Daii8 cette concision , plusieurs villes de la Languedoc s'érigeaient en république, ce qui n'était, à vrai dire, qu'un retour à leurs anciens, privilèges municipaux. Montpellier proclama ses libertés au mois d'avril 1 2 1 4^ et se mit, pour kur conservation, bous la tutelle de Philippe - Auguste. Ce roi devait en protéger les faabitans comme ses autres bom*geois , pendant cinq ans , depuis la fêle de Pâques; il leur assurait la propriété de la ville et de ses châteaux; il promettait de les défendre contre les prétentions du jeune roi d'Aragon; a mais s'il arrive, est- il dit dans lu charte , que. Robert de Gourçon , maintentmt légat en France, enjoigne à Louis, fils atné du roi^ de soumettre la ville de Montpellier au nom des eroisés français , Philippe se trouvera entièrement dégagé de la protection qu'il accorde actuellement aux bour^ geois% » Par ce moyen le roi se réservait de modifier la forme du gouvernement de Mont- .
pelHer^ au cas où la conquête ferait tomber cette cité aux mains de Louis et des Français. Pierre de Bénéverit était alors légat
i MSS. Colbert , n« 2669.