‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 4)Chapitre 11 sur 129 · VENGEANCES DU PAPE · texte numérisé non relu

VENGEANCES DU PAPE

qui le transperça d'outi*a en out|*e. Le légat se sentant mourir, donna des ordres à ses clercs, récita quelques prières et exjwira'.

On ne peut dire fi le comte de Toulouse trempa dans c^t attentat ; les haines que let légat avait soulevées par sa conduite hautaine, pouvaient toutes seules exciter de$ ennemis personnels, et |es croyances religieuse^ sont toujours si prè^ du fanatisme qu'il est bien possible q\ie quelque sectateur des doctrines pouyelles eût été pou^ pa^:* son zèle, sana aucune autr^ inspiration.

L'historien impartial du comte 4eToulouse * venge la mémoire de Rayn^ond du crime qu^ le fanatisme lui imputent. « Pierre de Castelnau , dit-il, çu^ à Si. -Gilles une disputée fort yiv^ , à cause de V^^résie , avec un homme de la suite du comte P^ymond» et leur querelle s échauffa tellement , que le qçiauuensal du comte frs^pa de sg^ pQigu^r4 Piçr^e deCastelnau'. Cemeur-

1 %. liMK>c. m ^hv.xi^ chap. a6.

a Anonyme du comte de Toulouse. Preuves de lliist. du Languedoc , de Dm. Vaissete, t. 5, col. 4*

3 Lo dit Peyre de Castelnau aguét alcunao paraulas an un ser- TÎtou et gentilhome d|el coate Bamofi tojugan la dita hei^f sin et talamen fou lor question que a la fin lo dit gentilhome donet d'un spict à travers le cors del dit Peyre des Castelnau et lo toet de fet et meurtrit, p. 3. ^

CROISADE CONTRE LES ALBIOEOIS. Sy

tre causa un grand tml^ ainsi qu'on pourra le voir; car le légat en fat très-irrité. Pierre de Castehiau fut ensuite inhumé dans le monastère de St. -Gilles, Quant à Thomme d*arme, il s'enfuit à Beaucaire auprès de s^ parens et de ses amis. Si le comte eût pu se rendre maître de sa personne , il en eût fait une édatante justice, de telle sorte que le prélat et ses gens en eussent été plrâi^nent satisfaits \t»

Quoiqu'il en soit, le pape jeta tout le poids de ses colères sur Raymond , comte de Toulouse, et son autorité catholique, méconnue d'une manièresinouYdle et qui pouvait devenir si &tftte, recourut à un moyen e:Ktréme que la foreur lui suggéra. Il résolut dé faire prêcher contre les hérétiques une croisade dans les mêmes termes et avec les mêmes moyens que pourleiÉgrandesexpéditions contreles infidèles.

Après avoir décrit et déploré la triste mort de Pierre de Castelnau , il déclara auic archevêques d'Arles, de Toulouse, d'Aix et de Vienne qu'il accordait une indulgence plé-

1 Gai* si lo coDtc Bamon laguessa pogu ne prendre naguère fe Tar tal justecia et punicions que los dit légats et sa gens ne furent estas contcns. col. 4>

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