TRAITÉ ENTRE PHILIPPE ET LES BRETONS
faille sa soumission, et qu'il obtiendrait la main d'Eustachete de Mauléon avec une bonne dot de deniers comptans pris dans le trésor royal de France. On stipula en secret le mariage de la jeune Alix , duchesse de Bretagne , avec Henri, fils d'Alain, comte de Treguier et de Guincamp , union qui serait plus lard publiquement célâ)rée. Les deux époux devaient rester sousla gardenoble dePhilippe-Auguste jusqu'à leur majorité. Le comte s'engageait à payer tous les frais de noce, toutes les dépenses de tournois et de cheyaleries que l'union nouvelle pourrait occasionner ; ainsi s'il fallait envoyer des évéques ou des clercs à Rome ^fin de solliciter la dispense pour cause de parenté , ce devait être à* ses dépens. Au cas où le mariage ne pourrait avoir lieu , il était bien convenu qu'Alix ne serait donnée pour femme à un baron que du consentement de Philippe, afin qu'il pût connaître d'avance le vassal qui lui ferait hommage : le roi dpvait rendre aussi au comte Guy les cinq mille livres qu'il lui avait payées pour le rachat, selon les bonnes coutumes féodales. Au moment où le jeune comte Henri serait fait chevalier , Guy