I^ES POITEVINS VAINCUS
cleyait le mettre en possession des comtés Àe Vannes, Rennes et St-Malo; quant à lui, il se réservait ceux de Nantes et de Cornouailles , pour lesquels il était l'homme-lige du roi '• » Cette alliance mettait un terme aux différens sur la succession des ducs de Bretagne qu' Alix/ et les comtes de Penthièvre se disputaient depuis la mort de Constance et d'Arthur.
Le roi Jean et ses Poitevins , privés de l'appui des Bretons et de leur comte, n'en continuèrent pas moins leurs batailles dans l'Anjou. Quelques bandes de ses chevaliers s'avancèrent même jusqu'à Montauban , et ce château que Charlemagne, dans les vieilles traditions chevaleresques, avait assiégé pendant sept ans, se rendit en peu de jours \ Philippe chargea le maréchal de Metz et Guillaume des Roches, sénéchal d'Anjou, de conduire ses chevaliers pour s'opposer, aux Poitevins , aux Gascons et aux Anglais ; on vit alors ce que pouvait le fier et loyal baronnage
1 Ane. cartul. de Philippe- Auguste , fol. 95. Nouv. Cartul., cliap. a, art. 34. Les conventions définitives sont de 1209, mais la promesse de mariage est de iao5; époque de cette guerre.
a Math. Paris, ann. iao5.