SITUATION DES FBANG8 DANS LA LANGUE -DOC
rAUemagne, visita «icore une fois Othon pour demander des secours contre le comte de Montfort; il obtint bon accueil ekde grandes promesses 5 il vint ensuite à la cour de Paris, où sa milite h l'empereur excita quelque défiance. Néaundoina Philippe lui promit appui etprotectîou*
Lorsqu'il arriva dans son comté de Toulouse la buUe du pape relative à sa justification venait d'y être connue. Elle avait vivement déplu aux légats et à Simon de Montfort. La situation des Français dans la Laugue-doc s'é* tait améliorée depuis. De nouveaux croisés arrivaient sur la firoutière et cherchaient à se procurer des établissemens eu se plaçant sous la bannière dusirede Montfort. Une multitude de peti}4» châtelains avaient quitté leurs donjons, leurs vieilles tours de France, et Içurs terres sans culture, sur le réc^t des merveilles de la Langue-doc. Gui de Lucé, Rohert-le^ mauvais-voisin , Ancel de Goëtivi et même un sire de Montmorenci s'étaient rendus daiis ia Provence, et Simon qui ne comptait pas plus de cent lances après le départ du comte de Nevers et du duc de Bourgogne , avait alors réuni plus de mille chevaliers en armes.
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U fallait profiter de cet avantages pour Ëdre des conquêtes. Le légat n'obéit donc pas im^ médiatement aux volontés du pape. Il menait de jour en jour le comte de Toulouse au sujet de sa justification, et, pendant ce temps, Simon reprenais la possession du pays et augmentait se^rres. Le nombre des Français voyageurs s'accroissait sans cesse« Au printemps Ton vint dire àMontfort^^ue sa femme arrivait suivie des vassaux de ses domaines. 11 alla jusqu'à Agde pour la recevoir; en effet trois cents lances marcbaientfl^ec la noble châtelaine; on résolut dès lors le siège de Minerve , l'un des* points les mieux fortifiés de toute la Langue-^oo.
aL'an 1 2 1 o de l'iocar nation de notre Seigneur-, aux environs de la fête de St.- Jean-fiaptiste, on se porta devant ce formidable castel ^ entouré par la nature de valléestrès-profondes , de telle sorte qu'un corpsde chevaliersn'aurait pu venir sansgrandsrisquesausecoursdel'autre.» Après quelques jours de siège, le châtelain de Minerve offrit de se soumettre. Le comte de Montfort déclara qu'il ne pouvait rien par lui-même , et
I L'historien provençal du comte de Toulouse, dit : Ung fort bel CMtel que era governado par unghomo sageetTaionroux, chap. aS.
98 SUPBtlCE PSa lERBTIQUES.
qu'il feUait s 'entendre avdc le légat, lé maître et se^neurdel armée. Le châtelain s'adressa doue à Tabbé de Citean:»: , mais oeluirci se trouva fort embarraMé ; il désirait ardemmaxt la mort ài^^ ennemis du Christ ; mais prêtre et r^gieait il n'osait demander du sang. Qoe &îre? il ordonna à Stmon de'Montfort et au sire de J^^ nerve de rédiger séparément des articles de ca^itulalâon , bien sûr qu'ils ne s'entendraient pas, (|iie les htk'étiques ne pourraient se sau* ver, et qu'ils mourraient tous ainsi delà main des laïques ; mais Montfort persistant toili^ jours à s'en réftrer au légat , celui-ci accorda la vie sauve au châtelain et à tous leshabitans de Minerve , et m^e aux hérétiques parfaits , s'il» renonçaient à leurs erreurs. Alors Hoba:'t,;/e mauvais voiein^j haussant lu voisftvdit : (c Sire abbé, nous sommes venus ici pour eKîte^miner les: hérétiques et non pour les protéger. » Le légat iie prit à rire: tt Allons donc, sire Robert, rassurez-vous, noua les tuerons tous, car ils ne se convertiront pas ; » et en effet aucun des par/àùs ne voulut renoncer à sa foi; on alluma de grands bû-.
chers autour de la viile, et 180 personnes