TIO RETRAITE DES FRANCS
mond avait avec lui une brave chevalerie et uncorps de bourgeois qui ne craignaient pas de se hasarder contre les lances de France. Plusieurs fois le camp de Simon de Montfort fut surpris par les Provençaux ; il faisait si chaud que de» maladies se mettaient dans l'armée des Français habitués & des climat» tempérés. a Au milieu du jour où les nôtres n'étaient bons à rien, dit u^ chroniqueur «ils faisaient un somme, et souvent les maudits Provençaux les surprenaient à cette méridienne". »
Le comtede Bar venait d'arriver dans l'armée des pèlerins , mais il ne fit pas merveille ; on disait qu'il voulait s'approprier le comté de Toulouse dont le revenu lui plaisait fort. Ceci entraîna des disputes et l'on n'accomplit rien d'utile dans ce siège; les Francs se retirèrent même assez vite p poursuivis par les bourgeois qui prirent le peu de vivres qui restaient encore aux assiégeans. Le brave Hugues d'Alfar, sénéchal d'Agenois , le comte de Foix , à la tête des gens du Béarn et de la Gascogne, les pourchassèrent pendant deux lieues, tant la terreur s'était mise parmi eux !
1 Pierre de YdalzCernay, chap. 47-