‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 4)Chapitre 49 sur 129 · PROUESSES DU COMTE DE FOIX · texte numérisé non relu

PROUESSES DU COMTE DE FOIX

d'assaut. La fortune distribuait encore ainsi ses capricieuses destinées ! Les Provençau:x avaient chaque four à combattre de nouvelles troupes de pèlerins qui venaient de la France , de l'Angleterre et de r Allemagne; la chevalerie du midi était comme épuisée ; le brillant comte de Foix se multipliait avec quelques hommes d'armes, provoquait an combat singulier tous les comtes francs , et Montfort lui - même ; mais comment résista: à ces bandes, se refoulant sans cesse dans la Langue-doc et se plaçant sous les gon&nons d'un chef habile et vaillant ? tous les châteaux qui étaient revenus à l'hommage du comte de Toulouse passèrent successivement aux Francs.

Simon soumit ensuite FA génois , Marmande , Moissac , le comté de Foix et de Gomtninges, de sorte que celui qui naguère n'était que le pauvre sire de Montfort l'Amaury, devint le maître clés plus beaux fiefs de la Provence. Son premier soin lut d'y établir des coutumes appropriées à la situation nouvelle des pays conquis *.

i Pierre de Vaulx-Cernay , chap. 65.

I ao REGLEMENT DES FRANCS POUR Là LANGUE-DOC-

n convoqua donc une grande assemblée ou parlement à Pamiers à la fin de novembre 1212. On y remarqua beaucoup de clievaliers et de nobles francs, le clergé de la Langue-4oc, quelques bourgeois provençaux ; ce parlement cboisit , pour rédiger les coutume» , douze personnes habiles , savoir : les évêques de Toulouse et de Carcassonne » un templier , un hos pitalier , quatre chevaliers de la race franque , deux nobl?s provençaux et deux bourgeois'.

Voici donc quelles furent leurs décisions.

ce Tous les habitans du pays à qudque race qu'ils pussent appartenir, concourraient à l'extirpation de l'hérésie ; ils rendraient hommage à Simon , leur nouveau seigneur, ainsi et de la même manière qu'ils le* Élisaient durant la souveraineté du comte de Toulouse. Les clercs seraient exemptés de la taille , à moins qu'ils ne fussent mariés , ou qu'ils n'exerçassent an &mmerce; chaque maison habitée, dans le pays conquis, devrait un cens de trois deniers melgoriens envers l'église de Rome. Les chevaliers français possesseurs de terres dans

1 Gatel, Histoire des comtes de Toulouse, p. a68 etsuir.

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