RÉt>6NSE DU PAt>E
de s'excuser sur le crime d'hérésie , c'est pour^ quoi , à sa demande , nous ayons enjoint à nos légats d'assembler un concile après une dé* nonciation préalable , et de le recevoir à se justifier , à moins qu'il ne s'éleyàt contre lui un accusateur légitime , dans un temps fixé , arec défense de lui faire de nouvelles querelles après cette justification , mais avec ordre de le punir comme hérétique s'il ne pouvait s'en laver. Nous savons qu'il n'a rien fait de ce que nous avons prescrit, et qu'il est généralement réputé hérétique dans le pays. Ainsi il a perdu ses domaines , et nous avons ordonné à nos légats de les faire garder soigneusement au profit de ceux à qui ils appartiennent. Nous leur écrivons donc , là-dessus , des lettres par lesquelles nous avons suffisamment pourvu et à votre avantage et à votre honneur \ »
Cette prétention du pape changeait entièrement la jurisprudence féodale; la confiscation pour cas d'hérésie, c'estrà-dire, l'application dés idées religieuses à une possession de fief et de terre, détruisait toutes les gai^nties introduites
1 Innocent lil. liv. xiv . ép. i63.