CHAPITRE XXIV
Cames de la bataille de Roanne. — Ligue générale contre Phi-^ lippe. — L'empereor Othon. — Le roi d'Angleterre. — Le comte de Flandre. — Le comte de Bonlogne.— 'YaMauz fidèles au roi Philippe.— Gomfi|iine8.~- État des forces respectives.— Ezpé^ dition des Anglais dans le Poitou. — Marche des alliés, dans le Nord.
Les faits jusqaes ici exposés ont dû cotïslall^r la marche du poayoir central vers la force et l'unité politique ; la réunion des fiels anglais à la bouronne de France, une série d'actes en dehors des habitudes de la féodalité avait surpris et irrité les grands vassaux.
Ce n'était plus contre les châtelains des environs de Paris, contre les petits feudataires dont les tourelles menaçantes avaient attiré
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tant de fois toutes les forces du roi deFrauce, que la puijMance royale se montrait hostile; Philippe avait arraché la presque totalité des provinces continentales aux Plantagenets, et la Flandre étaii^ envahie !' Avec ses principes de confiscation et de suzeraineté, le jroi aidé de sa cour des barrons , avait arbitrairement dépouillé pltameurs vassaux de leurs fiefs. Des idées de pouvoir absolu , d'armées permanentes GomtaeneaieM; à s'introduire; les jurisconsultes ^ préoc<i^pés du soui^nir des codés ronuuàs , proclamment déjà l'autorité duprince sans cohtrÀle;^ une administration de la justice toute nouvelle tenéait à se substituer à tontes ces^ juridiction» féodales , vieux privilège des hauts-feudataires. On disait dans les castels, où les souvenûr^ de Charlemagne frétaient transtms' pai* les graifies chroi^ques, que Philippe -Auguste avait les mêmes desseins ambitieux; qu'il voulait régner sm' les populations diverses^ des Pyrénées jusqu'à FElbe; qu'il avait l'intention de raser les châteauiQ, le» places d^armteif des nobles hommes ; qu'il voulait enfiti réduire la propriété féodale à cette simple possession tCmporairedes comtes