‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 4)Chapitre 67 sur 129 · RETRAITE DES FRANÇAIS · texte numérisé non relu

RETRAITE DES FRANÇAIS

tt Les Français ne poursuivirent les fuyards, que tant qu'ils purent s'avancer guides par les lueurs de l'incendie j le "«oleil ne pouvait luire à travers les brouillards. Les chevaliers tuèrent cependant un grand nombre d'hommes , et firent encore plus de prisonniers, que le roi vendit à tout acheteur, pour être à jamais serfs, les marquant du fer brûlant de la servitude. Ainsi périt %»ute entière la ville de Lille , réservée pour une déplorable destruction ; car ce que la flamme ne put dévorer daifc son enceinte, fiit renversé par les instrumens de guerre. La tour même, que le roi avait construite pour maintenir les habitans dans l'obéissance , fut démolie. »

Après cette grande ruine de la plus noble des cités de Flawdre , l6 roi vint abattre les murailles de Cassel , qui avait aussi menacé de se réunir à Ferrand. Tournai Ait soumise par le comte de Saint -Paul, mais l'arrivée de la grande armée des confédérés, q?ii allait bientôt s'arrêter dans les plaines de Bouvine, força Philippe d'abandonner ses conquêtes et de songer à une prompte retraite.

ig8 PRÉPARATIFS DR LA BATAILLE DB BOUYINF.

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