‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 4)Chapitre 73 sur 129 · LES COMMUNES. PARLEMENT DE 8O1SS0NS · texte numérisé non relu

LES COMMUNES. PARLEMENT DE 8O1SS0NS

cas OÙ le suzerain élait menacé dans sa per- •sonne ou ses domaines ; le ban iut donc con:^ voqué% et l'on fit exercer trente cinq mille archer», gens de Corbie, Soissons, Mante, Maçon , et des piincipales cités du domaine. :

LeroideFrancepouvaitcompter sur soixante-* cinq miUe hommes de guerre, chevaliers, sergens d'armes , archers , sans y comprendre les bourgeois \ moins accoutumés aux mouvemens desbataillt's, mais se plaçant mus les bannièi^es du sire roi par la convocation de l'arrière ban.

Un parlement lut réuni à Soissons pour délibérer sur les opérations militaires , et passer a hi monstre ou revue des chevaliers et commun peuple de combatlans. » On s'y rendit de toutes parts, et «c'était merveille à voir quêtant de gonfanons , escus ou bannières municipales, reluisantes d'or. » Tous les barons,

1 La charte de cette convocation est toute entière dans le traité dttbanùt de l'arriérô ban, par Laroque; elle porte le titre de convocation 9 par Louis de France, et c'est par erreur que dans sa table des matières des chartes et diplômes M. de Bréquigni l'a dooDée comme une pièce du règne de Louis Vlll. M. de 'Bréquigni n*a d'ailleurs point fait attention qu'en la mettant mus la date de 1214 il commettait un étrange anachronisme, puisque hduis VIII n*a commencé h régner qu'en i223.

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