DICTONS POPULAIRES
yre Ferrand ainsi livré aux ironiques et grosaières paroles desyilaim; ceux-ci faisaient tour à tour des jeux de mots sur le nom du comté et sur s^ triste portion, «, Si avaient trouvé occasion de gaber ' par Féquivocation de son nom, parce qu'il est commun à homme et a cheval. Ferrand signififiiit alors cheval dans la langue populaires et Ton chantait ce diicton :
Quatre ferrans bien ferrés , Mènent Ferrand bien enferré.
Leroi futreçuàParisau milieu des éclata d'une bien vive jpie, « li bourgeois et toute l'université dea clercs allèrent k son encontre* Ils firent festes et solemnités sans comparaison , et si ne leur suffisait pas le jour, ainsi fai^ient grant festes par la nuit à grand luminaire » et les églises y firent aussi grant dépenske* Cette so^ lemnité dura sept jours \ »
* Pends^nt cett^ fête les communes et les prin- #cipaux hommes du ii^i , qui l'avaient suivi à Bouvine remirent au prévôt de sonniers qu'ils avaient faits en la
1 Se moquer , habler.
a On appliquait surtout ce mot aux maigres et des vilains.
3 Ghroniq, de St.-Denî.s, iUd,
a86 PRISONNIERS FAITS PAR LES COMMUNES.
En tête se présenta la commune de Noyon; elle déposa dans les mains du prévôt cinq che- Y/aliers : Philippe de Mala-Graen , Jean de Hodeberg, Simon de Safienberg, Thomas de la Comté, Pierre de Brulle^ tous étaient bien vêtus et de noble race *.
La commune de Mont-Didier confia au prévôt six chevaliers: Gilles de Sarto, Girard de Barbais, Baudoin du Mont, Honoré de Warnier ou dfs Wamier, Gilles de Mont- Sainte-Aldégonde, Thibaut de Tremogne.
Dix hommes de bonne origine furent lirrés par les bourgeois de Soissons : Sigibert de Mernac , Conrad, comte de Tremogne , Renelin de Lamprenesse, Guillaume de Estève, Robert de Saint-Léonard, Guillenon de Beaumont, Fastrex de Viller, Rener de Waure, Le Terrier de Ligne, Hébert de Gaie.
Ija petite commune de Bruière déposa au châ- ' rs : Arnolphe de Grimberg, •
. fol. i5o verso. ( Cartul. de Pbilippeblié cette liste daas sa Gollect. des bût.
nais elle est moins complète que dans le e pièce porte ce titre : Isii tant prisones Mut. Elle se trouve aussi dans dom Brial, T. xvii, p. loi.