PRISONNIERS FAITS PAR LE^ COMMUNES
Seher de Moscre, Philippe de Wa-vrre, Nicolas deHarlut, Bernard de Ilostemar, Girard de Randeradt ; celle d'Hesdin un même nombre : Robert de Estrœm, Roger-Mallet, Philippe de Tonquernelle, Guillaume de Averquin ; celle de Crépi quatre seulement : Baudoin de Blanderque , Le Terrier de Lahemède, Amolphe de Baenguien, Jean de Rose-verte,
Les bourgeois de Vézelai conduisirent à Paris et de là à Compiègne six chevaliers : Faxtrex de Lignel, Seher de Hestru, Raoul de Malogue^ Guillaume Danelin , Etienne Dessentes , et Godefroi de Ville, tous des fidèles d'Othon. Ceux de Corbie en avaient un plus grand nombre; ils en amenaient neuf chargés de chaînes : Eustachede Ruest^ Laurent de Portugal, Tessieu de.Malen-Guetin, Jean de la Comté, Eustache de Malle ou de Malte, Godefroi de Loscart, Henri de l'Épine, Girard Flamenc, Le Terrier de Osqueberc.
La commune de Compiè Robert d'Anetières , Baudoin gués de Mallers, Renard.de V commune de Roye remit aux ] de Créeng, Gillebert-le -Cornu
388 PRISONNIERS AU GHATELET.
Télé, Gautier du long bec , Beruard le piètre et Baudoin de Lens. Amiens se glorifiait de dix chevalier» captif : Richard de Cologne, Baudoin de Saint • Ligier , Jean de Coigni, GiUebert de k Capelle, Conrad de Corasin, Henri Trossé, Hugues de Sain tr Hubert, Bo* relie de Fléchien , Jean de Biez, Baudoin de Perrenche; Beàuvaisen cœpptmt douze : Racelin de Gaure, Otbon comte de Tinquineborc , Venquement deGroningue, Hugues de Bouil* Ion, Girard de Grimberge, Manassé de Conti, Henri-le-Roux , Giles de Gamechmes , Robert de Marque, Terriens- Vide-Écuelle, Terricus de Bribais , Othon de Hostemar. — Toutes les eoimnunes réunies donnèrent ainsi aux prévèls plus de cent chevaliers.
Trente-trois de ces nobles hommes furent renfermés dans la tour du grand châtelet' sous la surveillance des archers du roi ; on en conduisit douze dans les diverses prisons du royaume, et particulièrement à Compiègne'; d'autres furent rachetés , cautionnés ou échangés ainsi qu'on le verra plus tard ; les com-
\ Mss. cité, fol. i5i-i5a.
I Isli sunt excepti in majori Gasieltetû , iBid.
NOUyK.LB BXPlÉmTION DANS LB POITO0, 289
munea eurent donc une grande part ihici grand succès de Bouviue; elles, en remportèrent les plus nobles trophées.
Tandis que TèTéquede Senlîs^Ievâit à Jëns- Christ un temple, 4QUs le titre de la Victoire \ pour perpétuer de.gloriea%.iBOUYanirs, àriôiitation des empereurs de Rome apcès.les grands triomphes , le roi se renclait en toute bâte dâgs le Poitou pour réprimer les derniers geiméadé cet ei^i^ij; hautain et insubordonné iqui oaractérisait les vassaux de ces provinces méridio» nales. Quandles Poitevins apprirent le résultat de Bouvine , ils se détemûnèrent à la soumission. Philippe ne pouvait con^ter sur eux; il résolut de les punir ; le roi Jean était d'atflauv , encore dans ces gramls fie& avec une armée aiH glaise. Il fallait achever ce que le prince Louis avait commencé ejt délivrer «afin le Conjtînent du gon&non des Plantagenets. Philippe partit avec se^ chevalier et vint à.Laudun* U y reçut., des envoyés du vicomte de Thoua^S', qui lui o£&^it la féaiuté absolue de^ comtes et
1 «Fonda li roi une abbaye en la cité de Senlif, qai a nom ta vieioirû en remembrance de la grande victoire.» Ghroniq. dç St-Denis« ihid,
T. ill. 19
290 LBS BARONS DU POITOU SOLLICITENTLA PAIX.
barons du Poitoti et de F Aiijou'^. Philippe persista quelque temps dans ses idées de yengeance, mais la prudence l'emporta. Par Ij médiation de Pierre Mauclerc, duc des Bretons, il reçut à la foi et à l'hommage les vassaux jusqu alors dévoués à ia cause du roi d'Angleterre. Tous revinrent à lui et jur<E;rent féau té ^Jean se trouvait dans une triste position.
Il n'était séparé du camp français que par dix-sept milles. Il ne pouvait plus compter sur d'autres secours que sur ceux des Gascons et des chevaliers de la Guyenne, tons occupés par la croisade des Albigeois ; dans l'impuissance de lutter contre le vainqueur deBouvine, il s'écria : « Depuis que je me suis soumis à Rome toutme tourne à inal ; » et c'est alors qu'il résolut d'obtenir la paix. Il députa le. comte Chester auprès du roi de France pour solliciter une trêve à des conditions honorables. Le légat du pape s'en mêla , car Philippe né voulait entendre parler d'aucun arrangement avec Jean qu'il tenait, pour ainsi dire,
1 Venerunt ad (*um legati a vice comité Tboarci , pro pace vel saltem pro induciis suppllcantcs. Guill.-Ie-Breton , dans son hist. CD proae de Philippe-Auguste. Dm. Brial, T. Kvii,p. io3.