‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 132 sur 336 · SUCCESSION DE FLANDRE · texte numérisé non relu

SUCCESSION DE FLANDRE

phiné, sans que son titre nouveau touchât en rien au patrimoine féodal. Le comté de Flandre était donc resté dans les mains de Baudouin, empereur de Constantinople. A sa mort il passa à ses deux filles légitimes, Jeanne et Marie. Ces jeunes damoïselles étaient amsi les plus riches héritières du royaume de France. |

La Flandre, en effet, comprenait ces puissantes cités que leur industrie et leur commerce élevaient au-dessus de toutes les villes les plus opulentes même du midi des Gaules.

Cette riche provinceétait devenue commeune nouvelle Italie, et Anvers semblaitla Venise du nord. Quoique les citoyens eussent leur magistrat, leurs élections particulières, cependantils avaient toujours été dévoués à leur comte, etles hommes d'armes, les archers des villes , marchaïent sous leur bannière féodale, à côté des barons et des chevaliers possédant fiefs. Les héritières de Flandre , Jeanne surtout, l’aînée , était vivement recherchée par tous les puissans seigneurs de la féodalité.

1 Æoïid. de Roye, Annales belgic., ad ann. i202 et suiv. Bucel, Annal, gal-fland,, p. 254.

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