‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 139 sur 336 · DÉPART DE LA FLOTTE DE FRANCE · texte numérisé non relu

DÉPART DE LA FLOTTE DE FRANCE

forces sur la Flandre, pour se venger de ces alliances cachées dont il soupconnait l’existence. La flotte, composée de dix-sept cents barques , portant environ quinze mille lances, prit la mer, se dirigeant vers le Nord. C'était pour la première fois, depuis la conquête de l'Angleterre par Guillaume, qu'une si nom- breuse flotte quittait les ports de France; la navigation était peu connue, les marms peu expérimentés; aussi les navires longeaient le rivage et ne s'écartaient pas des côtes. Sur chacun d'eux était un petit nombre d'hommes d'armes, leurs chevaux sanglés, comme ils le sont encore aujourd'hui, lorsqu'ils traversent les mers; quelques pirates de la Normandie et de la Bretagne qui s'étaient fait une habitude des périls de la navigation, allaient en tête; le roi de France en avait pris un grand nombre à sa solde. |

La première station maritime fut à Calais; on vint ensuite débarquer les chevaliers à Gravelines, en longeant toujours le rivage. Le roi prit possession de cette cité et de ses riches dépendances, qu'il imféoda au prince Louis, son fils. » Les navires, sillonnant les flots de

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