‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 142 sur 336 · DESTRUCTION DE LA FLOTTE DE FRANCE · texte numérisé non relu

DESTRUCTION DE LA FLOTTE DE FRANCE

prince était déjà débarqué , et sa flotte s’abritait dans le ‘port de Dam ou sur les rivages qui l’avoisinent. Au moment où le gonfanon anglais fut apercu, un grand nombre de matelots et de chevaliers étaient descendus à terrè et se livraient au pillage et à la débauche dans la ville. Le comte de Sarisbury commanda la bataille, et ses habiles marins jetant des câbles avec adresse, se rendirent maîtres de trois cents navires français chargés de vin, de blé et d'armes; plus de cent autres, qui s'étaient échoués sur le rivage, furent brûlés après qu'on leur eut enlevé tout ce qu'ils transportaient’. Dans ce désastre, Philippe-Auguste et ses barons perdirent leurs brillans et joyeux équipages *. |

Le roi était alors entré dans les terres de Flandre, et ses troupes se dispersaient de tout côté dans la campagne « semblables aux sauterelles qui se chargentde dépouilleset seplaisent

1 Il paraît que la multitude des navires français avait arrêté un moment le courage des Anglais : Ubi tantam navium multitudinem stupefacti intuentes.,... Math. Paris, 1213.

2 Etin brevi, nautis subjugatis , funibus navium præscissis, trecentas ex eis, framento, vino , farinâ, armis ae rebus aliis onustas versus Angliam Neptuno committunt.

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