‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 141 sur 336 · ÉTAT DE LA MARINE DES ANGLAIS · texte numérisé non relu

ÉTAT DE LA MARINE DES ANGLAIS

la conduite de sa flotte qui ne se composait que de cinqeents navires et de septcents chevaliers’, sans y comprendre les écuyers et varlets d’armes. Le comte cingla vers les rivages de la Flandre, afin de joindre les Francais.

La navigation en Angleterre avait fait plus deprogrès que sur le continent ; desflottes nombreuses parcouraient non-seulement l'Océan, mais passaient le détroit, et coupaient en tous sens la Méditerranée; ainsi, durant la croisade, Philippe fut obligé de traverser l'Italie et de louer des barques à Gênes, tandis que des vaisseaux anglais partirent de Portsmouth et devaient prendre Richard à Marseille ; plus de vingt mille ouvriers s’occupaient dans les cinq ports de la construction des navires, de leurs manœuvres, du transport des marchandises ; en France on ne voyait que queiques pécheurs plonger dans la Seine et les pirates qui habitaient et désolaient les rochers de la Neustrie et de laBretagne.

11 ne fut point difficile aux Anglais desuivre les traces de l’armée navale de Philippe. Ce

1 Cum navibus quingentis et militibus septingentis. Mathieu Paris, ad, ann. 1215.

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