GRIEFS DES CONFÉDÉRÉS
On renouvela les vieux traités entre la France et l'empire. Toute la haute Allemagne obéit à Frédéric. |
Othon de Brunswick conserva la basse Allemagne sous sa suzeraineté. H avait voué une haine profonde aux deux auteurs principaux de cette révolution, Philippe-Auguste et le pape. Les mécontens le savaient, et le comte de Boulogne se chargea de l’entraîner dans la coalition. Il se rendit auprès de lui. «Sire Empereur, lui dit-il, ton plus puissant intérêt doit être d’'humilier et d’affaiblir la France. Frédéric, nouvellement élu, est le favori de Philippe qui le protège à tes dépens. Bientôt même tu n'auras plus de terre à toi dans l'empire; vois comme le roi se conduit avec les princes. Jean a voulu lui résister , il la dépouillé de ses domaines. La Flandre sera bientôt subjuguée si l’on ne met un frein à cette ambition menacante pour tous. Rien n’est plus: facile que de l'arrêter : 1l faut se liguer avec bonne foi ; Jean d’ Angleterre fournira de l'argent ; tes chevaliers d'Allemagne sont de fiers jouteurs dans
a (Rigord. Duchesne, t.v, p. 52).