LE DUC DE BRABANT
daffaiblir la puissance cléricale dans les états chrétiens. Des parlemens s'étaient réunis; les envoyés respectifs avaient long-temps délibéré sur les moyens de pousser la guerre avec vigueur : Othon, les comtes de Boulôgme et de Flandre, étaient convenus des principales résolutions de la bataille. Dès le mois de mai, les forces féodales convoquées se rendirent en foule sous le gonfanon de leur suzerain ; Othon placa ses tentes de jonc ct de paille sur les bords de l'Escaut et à Mortagne.
Henri, comte ou duc de Brabant, formait la tête de l’armée ; 1l commandait à mille lances, toutes aguerries : le sire duc était tout à la fois beau-père d'Othon et gendre de Philippe-Auguste; 1l avaitmieux aimé se ligueravecla grande. confédération des seigneurs que de suivre le roi de France à la guerre. Ses chevaliers étaient campés sur la frontière même de la Flandre.
Derrière ce premier camp s'étendait la troupedes chevaliers lorrains, sous les ordres de Thi-
baut, leur duc; on disait dans le camp que, # ( Territat inprimis nostri confinia regni Othonis socer Henricus, cui mille catervas Exbibet. AXQG PIE.
{Gme.-le-Breton, ch. x.)