‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 186 sur 336 · LES LORRAINS. LE SIRE DES ARDENNES. SAXONS · texte numérisé non relu

LES LORRAINS. LE SIRE DES ARDENNES. SAXONS

sous un air simple, les hommes de Lorraine cachaient beaucoup de finesse’. Ts étaient en général d’une stature élevée; leurs armes étaient pesantes et leurs chevaux bardés de fer.

Le duc &e Limbourg, sire des Ardennes, conduisait un Corps de-lances très-nombreux , ses. vassaux étaient de vigoureux tireurs d’arbalèies , babitués à la chasse du sanglier et à tous les exercices et les périls de ces poursuites dangereuses. Les farouches châtelaims des Ardennes se plaisaient au milieu des batailles. Le duc de Limbourg suivait les étendards de l'empereur, dont il était l’hommelige; mais son fils Galerand avait pris le parti du roi de France’. | |

Les Saxons avaient dressé leur camp non loin des Ardennois. Fidèles à leur ancien duc Othon élevé à l'empire’, ils couraient satisfaire dans les champs de la France leur vieille haine contre Charlemagne qui les avait refoulés dans la

1 Qui, cum simplicibus soleant sermonibus uti, Non tamen in factis ita delirare videntur. Ibid. 2 Nec tamen ipsius Galeranus filius ipso

Cum patre dignatur Othonis fautor haberi, Regis amicitiam et Francorum perdere nolens. Ibid. 3 Lætiüs arma movent,.......... Ibid.

236 LES C' DE FRISE, DE FLANDRE, DE SARISBURY. Prusse 11 y avait moins de trois siècles. Les Westphaliens marchaient après eux sous les ordres de Conrad. ù Les comtes de Frise et de Hollande avaien convoqué sous leurs gonfanons une ra

chevaliers hardis mais barbares : quinze mille lances s’agitaient an son des cornets à bouquins et d’une sorte de trompette de cuivre naguère inventée à Utrecht.

Le comte de Flandre était à Ja tête de troupes nombreuses et pleines d’ardeur. Outre ses chevaliers possédant fiefs et chAtellentes, il comptait sous ses bannières les sergens d'armes des communes d'Ypres, de Gand, de Lille, de Bruges, d'Oudenarde et de Courtrai; toutes ces cités se souyenaient que naguères le roi de France les avait soumises à des lévées d'argent : à des tributs , et porté la désolation dans leurs murs’.

Le comte de Sarisbury conduisait quatrevingt-dix mille Anglais débarqués sur les

1 Millia, quæ portis vomuit Gandavus apertis. Ibid. 2 Corde tenens memori quales exsolverit anno Præterito, pœnas quantas perpessa sit ipsa

Jacturas tanc pro meritis a rege Philippo, Ibid,

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