‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 199 sur 336 · RETRAITE DES FRANCAIS SUR BOUVINE · texte numérisé non relu

RETRAITE DES FRANCAIS SUR BOUVINE

afin de l’envelopper. Ils étaient si sûrs de leur victoire qu'ils portaient, sur des charriots, des cordes, des lacets, pour conduire enchaînés les principaux baronsde ffranceet le roilui-même:. Cette large manœuvre opérée par trois points différens , avec des forces supérieures, décida Philippe à la retraite sur Péronne. « Il est impossible, dit-il, aux chevaliers, de combattre dans la position «que nous avons choisie ; nos chevaux ne peuvent agir avec dextérité; retournons Ÿers Péronne ; ilest de grandes plaïnes près de Cambray, derrière le pont de Bouvine; c’est là où nous livrerons bataille. Le duc de Bourgogne s'est souvent plaint de la longueur de la guerre, nous en finirons en un seul jour. » 1

La retraite fut ordonnée, et les chevaliers, obéissant aux ordres du roi, se retirèrent devant les masses germaines et anglaises qui s’avançaient avec d'autant plus de précipitation quelles venaient d'apprendre que l’armée de

1 Lorsfit la reine de Portugal (la douairière de Flandre) charger quatre charrettée-de cordes et les envoya en lost après Ferrant pour faire :iens à lier François. Chroniq. de St.-Denis, Dm. Brial. & XVI, p. 414, aux notes.

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