GARIN ÉVÊQUE DE SENLIS
France fuyait en désordre ‘vers Bouvine.
Othon voulait l’attemdre avant le passage du pont étroit où deux chevaux ne pouvaient marcher de front, afin de la détruire avec plus de facilité. * Ce fut par le conseil d'Hugues de Boves que les confédérés engagèrent la bataille; Hugues étaitimpatient de jouir des belles terres qu'on lui avait promises dans le partage ’.
« Toute cette multitude de barbares inonde les campagnes comme une légion de sauterelles ; ni la forêt obstruée par les branches de saules verdoyans, nile marais tout couyert de joncs et de fondrières, ni la terre toute fangeuse et salle de boues et de glaïeuls ne peuvent ralentir leur marche ‘. »
Garin, évêque de Senlis, l’ami le plus imtime, le confident le plus cher de Philippe‘, commandait le dernier corps de bataille pour couvrir la retraite des chevaliers de France;
1 La chronique de St.-Denis dit : « Parce que les entrées estaient étroites ef griées. » |
2 Math. Paris, ad ann. 1214. +
3 Gme-le-Breton, chant x1, r
4«Frère l’appelons, dit la chronique de St.-Denis, parce qu’il est frère profès de lhôpital et en portait toujours Phabit, » Zhid, p.405.