LES COMMUNES AUPRÈS DU ROI
Âu centre de la bataille le combat n'avait pas des chances égales. Après la défaite des gens de Flandre, les archers des communes et principa- | lement lesbourgeois de Corbie, d'Amiens, d’Arras, de Beauvais, de Compiègne, accoururent en toute hâte pour se réunir autour de loriflamme de Saint-Denis, en avant des chevaliers du roi, alors engagés avec le corps d'armée d’'Othon et de ses Allemands. « Les communes transpercérent toutes les batailles de chevaliers et se mirent devant le roi, à l'encontre d'Othon et de ses hommes, non loin de l’enseigne royale au champ d'azur et aux fleurs de Iysd’or, que portait en cette journée Gallon de Montigni, vaillant chevalier, mais peu riche’. »
La bonne volonté des gens des communes ne servit à rien, car ils furent dispersés et bientôt le combat s’engagea entre les fidèles du roi, et les Allemands bardés de fer. Les coups étaient drus et meurtriers. Pendant ce temps une pelite troupe de sergens à pied des villesde Flandre, étant passée derrière Philippe, quelques-uns d’entre eux saisirent lés parties saillantes de ses cuissards avec des crocs de fer.
x Chroniq. de St,-Denis. /bid.