‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 210 sur 336 · LE COMTE FERNAND · texte numérisé non relu

LE COMTE FERNAND

dans la mêlée et transperce la foule en telle manière qu'il vint à son chevalier; « lors se dressa sur ses extriers, tira l'épée et en déparüt de si grands coups qu’il rompit la presse de ses ennemis, et quand il eut son chevalier délivré de leurs mains, à grand péril, il retourna en sa bataille, et, comme le témoignèrent ceux qui le virent, il fut en si crand péril de mort qu'il fut frappé de douze lances en ce même moment, mais ils ne purent le trébucher, ni lui, ni son cheval . »

Dans cette confusion où, selon le chrom.queur dévot de Saint-Denis, « Pallas, la déesse des batailles, voletait en l’air, ainsi, comme elle ne savait à qui donner la victoire, » le comte FernanddeFlandre haletant, blessé, se traînait à peine au milieu des combattans. Il n’y avait pas à espérer de quartier de la part des hommes du commun; le comte apercut les deux frères Hugues et Jean de Mareuil frappant d’estoc et de taille; 1 leur remit son épée et se rendit à discrétion. Les gens de Flandre voyant leur comie prisonnier, s'enfuirent à toutes jambes.

r Chroniq. de St.-Denis , ibid., p. 447.

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