‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 213 sur 336 · LE COMTE DE BOULOGNE · texte numérisé non relu

LE COMTE DE BOULOGNE

le plus grand secours, ce fut la subite arrivée de Pierre des Barres; ce preux chevalier, le successeur des Renaud et des Roland, merveilleux paladins de la cour de Charlemagne, tenait en ce moment Othon par son haume et «li donnait grands et fors coups; il était quasi au point de l’y prendre, quand lon commenca à crier : aux Barres, aux Barres ! pour le secours donner au roi qui estoit abattu; quand le bon chevalier apprit la novelle de la mésaventure, il laissa Othon pour aider le roi, et se faisoit si grand ravage devant lut que l’on 1 put mener un char à quatre roues tant éparpilloit et abattoit de gens’. »

Lorsqu'ilarriva au corps de bataille, Philippe foulé et meurtri était remonté à cheval, et donnait des ordres pour continuer avec plus d’ardeur la mêlée ; de concert avec le bouwillant des Barres, il se précipite sur les hommes de pied qur l'entourent, et avec sa terrible flamberge il frappe de tout côté. Il se conserve une tradition dans la noble famille d’Estaing, que ce fut un de leurs ancêtres, Pierre d'Estaing, qui releva le rot gissant sur la pous- + à Chroniq. de St.-Denis. Jbid.

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