LE COMTE DE BOULOGNE. L'ÉV. DE BEAUVAIS
sière, et qu'ils doivent à cette antique et glorieuse origine, le droit de porter dans leurs armes des fleurs de lys sans nombre en champ d'azur :.
Pendant ce temps, d’éclatantes actions se passaient à l'aile gauche sur laquelle s'était précipité le comte de Boulogne. Tantôt son bras était armé d’une énorme lance de frène, tantôt 1} maniait le poignard de miséricorde ou sa longue épée; l’aigrette en baleine qui ornait le cumier de son casque relevait sa haute taille. Derrière lui se rangent Hugues de Boves, Arnould d’'Oudenarde et le comte de Sarisbury avec les Anglais.
Du côté des Français s’avancent «pour s’opposer à cette troupe vaillante", le redoutable évêque de Beauvais. Nous avons vu qu'il existait entre les combattans une viaille haine : le sire de Boulogne accusait l’évêque d’être l'auteur de son exil de la cour de France , et celui-ci à son tour appelait Renaud de Boulogne du nom de traître et de parjuré. Les gens de Gamaches et de Vimeux suivaient
Ê | | 1 Origine des priviléges du comte d’Estaing. Voyez aussi Da-
aiel, Règne de Philippe-Auguste.