‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 221 sur 336 · LE COMTE DE BOULOGNE REND SON ÉPÉE · texte numérisé non relu

LE COMTE DE BOULOGNE REND SON ÉPÉE

mier coup sur le front et ensanglante son bean visage; il menace ensuite avec son coutelet li sorge du pauvre comte ; l’évêque de Senlis passait par hasard. « Las! sire évêque, ne souffrez pas que je succombe sous la main de ce maudit sergent. » L’évêque lui répondit: « Cela ne sera pas, noble comte, » et il ordonna à l’homme d'armes de se retirer; puis, comme gage de foi, il offrit son gantelet à Renaud , qui remonta avec peine sur un cheval que ses compagnons lui présentèrent ; 1l suivit Jean de Nivelle, qui était tout chagrin de ne pouvoir faire le vantar, et que l’évêque de Senhs chargea néanmoins de la noble capture :

De toute la grande armée de confédérés, ilne restait plus dans la plaine que sept cents Brabanconnais enrôlés sous la bannière du comte de Sarisbury. Thomas de Saint-Valery s’élance sur cette troupe batailleuse ; il avait avec lui cinquante chevaliers preux et forts et: mille sergens de pied. « Ils se férirent sur eux comme le loupaffamé se fertparmi les brebis ; » et, quoique ces chevaliers fussent très-fatigués des combats multipliés de cette journée, ils fi-

: Chroniq. de St.-Denis. Zbid.

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