BUTIN SUR LES CONFÉDÉRÉS
rent merveilleuses prouesses sur le champ de . bataille où l'on ne voyait plus que des fuyards”.
Les trompettes et buccines se firent alors entendre pour annoncer la victoire. Les Francais ne songèrent plus qu à ramasser du buün. « Celui-ci se plaît à s'emparer d'un coursier, d’autres enlèvent dans les champs des armes abandonnées, lun s'empare d’un bouclier, l'autre d’une épée ou d’un casque, plus heureux encore sont ceux qui prennent quelquesuns de ces chars que les grands traînent avec eux et qui sont remplis d'oret de vêtemens en SOLE ; chacun de ces chars, porté sur quatre roues, est surmontéd'une chambre qui ne diffère en rien de la chambre nuptale d’une nouvelle mariée; tous tressés en osiers, 1ls renferment des provisions de bouche et de précieux ornemens”’. À peine seize chevaux attelés peuvent-ils suffire pour enlever les dépouilles dontilssont chargés. Quant au charsur lequel Othon avait dressé son dragon , insigne
1 Chronique de Saint-Denis, tbid.
2 Rhedam quamque rotis camera introvecta quaternis In nihilo patitur thalamo diflerre superbo Quo nova nupta novum sibi vult hymenea parari.
Guillaume-]le-Breton, chant xu.