‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 223 sur 336 · PRISONNIERS ET COMMUNES · texte numérisé non relu

PRISONNIERS ET COMMUNES

de l'empire, on le brisa à coups de hache; Paigle seul fut conservé; il avait les deux ailes fracassées : : on le destinait à Frédéric, le compétiteur d'Othon pour la pourpre impériale.

Lorsque tous les barons furent rentrés sous leurs tentes, le roi fit venir devant lui les nobles hommes pris durant la bataille; on compta cinq comtes, vingt-cinq châtelains portant bannières, et une multitude d’autres revêtus de l’ordre de chevalerie. | Dans cette mémorable journée de Bouvine les communes de France rendirent d’éminens services; elles se portèrent partout où le danger était menacant. Lorsque le gonfanon royal, hissé et abaissé tour à tour, imdiqua Île péril de Philippe- Auguste, ce furent les bourgeois qui coururent à son secours : les citoyens de Noyon, de Mont-Didier, de Soissons, d'Hesdin, de Crépi, de Vézelai, de Corbie, d’Amiens, de Beauvais, firent de grandes prouesses ; et parmi les confréries portant bannières, celles des gantiers et destréfileurs d’or montrèrent le

1 « Li char sur quoi li estendars seoit fut depeciez; li dragon fut desroutz et brisiez et li aigle dorée fut portée devant li roi. Si avait les deux eles brisées, » Chroniq. de St -Denis, ibid.

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