‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 231 sur 336 · MOQUERIES SUR LE COMTE DE FLANDRE · texte numérisé non relu

MOQUERIES SUR LE COMTE DE FLANDRE

mins étaient jonchés de rameaux d’arbres et de novelles fleurs. »

Au milieu de cette pompe triômphale, où l’on voyait mêlés ensemble les bannières des communes, les étendards des châtellenies restées fidèles au roi, et l’oriflamme de Saint- Denis, s’offrait à la vue de tous une espèce de char ou charette, traîné par deux vieux chevaux bais: Ferrand, comte de Flandre, sy trouvait placé dans une sorte de cage de fer, et on le conduisait amsi comme pour l'offrir à toutes les moqueries. « Les vilains et les moissonneurs s’assemblaient, leurs rasteaux et leurs focilles sur leurs épaules (car c'était au tempsoù l’oû cueillaitle blé) pour comtemplerFerranden lens. L1 vilains, li vieilles et li enfans n’avaient pas honte de li moquer. » On se rappelait, que le comte avant son départ avait recu une riche épée de Mahaut, comtesse de Flandre, qui lui avait dit : « Biau neveu, je suis certaine que vous serez recu à grand’joie à Paris; le peuple et le pays applaudiront votre venue. » Et l’on riait aux éclats de voir le pau-

1 Chroniq. de St.-Denis, ibid.

2 Chroniq. de $t.-Denis, thid.

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