‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 232 sur 336 · DICTONS POPULAIRES · texte numérisé non relu

DICTONS POPULAIRES

vre Ferrand ainsi livré aux ironiques et grossières paroles des vilains; ceux-ci faisaient tour à tour des jeux de mots sur le nom du comte et sur sa triste position. « Si avaient trouvé occasion de gaber' par l’équivocation de son nom, parce qu'il est commun à homme et :

cheval. Ferrand signifiait alors cheval dans la langue populaire’, et l’on chantait ce dicton :

Quatre ferrans bien ferrés, Mènent Ferrand bien enferré.

Leroifutrecu à Parisau milieu deséclats d’une bien vive joie, « 1 bourgeais et toute luniversité des elercs allèrent à son encontre. Ils firent festes et solemnités sans comparaison, et si ne leur suffisait pas le jour, ainsi faisaient grant festes par la nuit à grand luminaire, et les églises y firent aussi grant dépense. Cette solemnité dura sept jours ‘. »

Pendant cette fête les communes et les principaux hommes du roi, qui l'avaient suivi à Bouvine remirent au prévôt de Paris les prisonniers qu'ils avaient faits en la bataille.

1 Se moquer , habier.

2 On appliquait surtout ce mot aux maigres chevaux du peuple

et des vilains.

3 Chroniq. de St.-Denis , tüid,

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