‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 238 sur 336 · TRAITÉ DE PAIX ENTRE LE ROI ET JEAN · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE PAIX ENTRE LE ROI ET JEAN

captif sous sa main. Le rot, en effet, avait avec lui plus de deux mille chevaliers’ portant bannitres, et Jean ne pouvait opposer à cette briljante troupe que quelques centames de Gascons, de routiers et de Brabancois. Le lésat intervint et parla au nom du pape, suzerain et protecteur de Jean , depuis l'hommage fait de l'Angleterre à Innocent; il commanda impérieusementune trève afin qu'on eûtàs’occuper du bien de l'Église, menacée par l’hérésie des Albigeois. A la suite de nombreux parlemens, des conventions furent arrêtées :

« Philippe, roi de France, à tous ceux qui ces présentes verront’. Vous saurez que nous avons accordé à Jean, roi d'Angleterre, et à tous ceux qui ont combattu avec lui une trève de guerre à parür de l'exaltation de la Sainte- Croix de septembre , pendant cinq ans, excepté pour les prisonniers qui sont en notre pouvoir ou dans le sien, sauf encore le serment que les villes de Flandre et du Hainaut pourront nous faire. Aucun homme banni

1 Cüm haberet in exercitu suo duo millia militum et amplius præter aliorum multitudinem. ibid, 2 Rimert.1, p, 63, édit. 2.

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