‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 241 sur 336 · PLÈGES ET CAUTIONS POUR LES CAPTIFS · texte numérisé non relu

PLÈGES ET CAUTIONS POUR LES CAPTIFS

D’après cette convention, qui ne: fut point immédiatement exécutée à l'égard du comte de Flandre ( caril ne sortit dela baute tour du châtelet qu’en 1226), des rançons furent sttpulées pour chacun des barons prisonniers du roi de France.

Manassé de Conti offrit pour caution de sa rancon, fixée à mille livres, Robert de la Tour-nelle, Guy lebouteillier, Raoul de Clermont.

Guillatime de Caieu, capüf, donna pour plège de sou rachat, déterminé à cinq cents livres, Gauthier deFerrière et Raoul des Sables; Pierre de Lambreset le sire de Plonquet s’engagèrent pour Jacques de Rueth , qui n’était tenu qu'à trois cents livres. Pierre de Mesnin dut en acquiiter neuf cents, pour lesquelles s’obligèrent Sibyle sa mère et Hellinand de Wawerin son oncle; une pareille somme était imposée à Gauthier de Ghistèle , et parmi les cautions on remarquait le connétable de Fiandre et Gérard-la-Truie ;, une! dés plus srosses rancons était celle de Girard de Grinberg, taxée à deux mille livres, ét l’on distinouait parmi ses plèges. Baudoim de Créqui.

Les chevaliers qui donnaient leur scell pour

PLÈGES ET CAUZIONS POUR LES CAPTIFS. 207 Eustache de Réu , dont larancon s'élevaitätrois imillelivres,étaient tenus de payerla somme convenue dans les quarante jours si Eustache combattait leshommes du roiou deson fils Louis, s’il envabhissait leurs terres, enfin s'ilne rendait pas justice toutes les fois qu'il en serait requis par le suzeram. Philippeavait exigé un rachat énorme pour Robert de Courtenay et de fortes cautions pour s'assurer de sa fidéhité. Le comte de Saint- Pol répondait pour cinq cents marcs d'argent, le bouteillier de Forêts pour quatre cents, le comte de Dreux pour cinq cents, Mathieu de Montmorency pour troiscents, Guillaume des Barres pour trois cents, Pierre et Guy de Donjon chacun pour une même somme de deux cents marcs, Jean et Adam de Beaumont pour trois cents marcs, Baudouin de Corbeil et Simon de Poissi pour trois cents, le comte de Nevers pour nullemarcs, lecomte de Ferrière pour deux cents. Ainsi presque tout le baronnage de France donnait des gages pour ce noble captif, parent du roi de France et qui avait porté les armes contre son suzerain.

1 Mss., n° 9852, Biblioth. royale; fe. 35. Duschesne, script.

rectum franc, T. v., p.270. Din. Brial. TT, xvar , p. 106,

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