‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 255 sur 336 · LE JEUNE MONTFORT REÇU CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE JEUNE MONTFORT REÇU CHEVALIER

quelques concessions de fiefs dans la Languedoc, afin qu’on pût ainsi s’habituer de bonne heure à le reconnaître pour suzerain. Le jour de la fête de saint Jean-Baptiste (1213), une grande tente fut dressée hors de la villede Castelnaudary. Simon de Montfort, assisté de son frère Amaury, en présence d’une noble assemblée, recut s0n fils chevalier. Il fut conduit à l'autel par son père, revêtu du manteau féodal des comtes provencaux, et par sa mère, en ses plusbeaux atours. L’évêque d'Orléans lui donna le ceinturon de chevalier et Simon lui concéda en fief toutes les terresdela Gascogne qu'ilavait conquises”. Ainsi l'union la plus parfaite réonait entre les clercs et les nouveaux possesseurs du sol, afin d’éteindre les droits de la race proscrite.

La réponse tout à la fois insolente et évasive du concile de Lavaur, les efforts concertés entre le clergé et les Francs pour assurer leur paisible domination excitèrent une indignation générale parmiles Provençaux. [ls avaient promis un dernier effort pour faire triompher la cause nationale. La prise d'armes s'étendit à

à Ibid.

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