‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 256 sur 336 · LEVÉE D'ARMES DES PROVENÇAUX · texte numérisé non relu

LEVÉE D'ARMES DES PROVENÇAUX

toutelapopulation, mêmeau-delà des Pyrénées.

Le roi d'Aragon ayant déclaré qu’il embrassait les intérêts de ses nobles vassaux se mit à la tête des Catalans et des braves aventuriers de l’Aragon , et vint joindre les comtes de Foix, de Toulouse et de Cominges , avec plus de mille lances *. Les Provençaux se croyaient sûrs du triomphe; ils résolurent d’assiéger la petite châtellenie de Muret, dépendante du comté de Cominges; ils s'étaient réunis devant ses tours élevées, lorsque les hommes d'armes vinrent annoncer qu'on voyait s’avancer dans la plaine les couleurs de Simon de Montfort.

Ce comte était parti en toute hâte, prévenu que les gens de Muret se trouvaient menacés d'un siège. Il n'avait qu'un petit corps de lances, et sa femme toute préoccupée d’un songe où le nouveau sire de la Langue-doc lui était apparu, foulé aux pieds des

1 «Lo rei d’Arago ausit dire la persécution que lodit conte de Montfort fasié àl dit cunte Ramond, et adunc per li venir donar secours, fec mettre à point et armar mille cavaliers.» Chron. provençale.—Preuves de lhist. du Languedoc, de Dm. Vaissete. t.5, P: 91. |

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