‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 257 sur 336 · MONTFORT CONTRE LES PROVENCAUX · texte numérisé non relu

MONTFORT CONTRE LES PROVENCAUX

chevaux, avait voulu vainement le retenir :

« Allons, lui dit le comte, laïsse donc cet art de devins aux Espagnols et aux légers Provencaux.» Toute sa petite troupe se composait de Francs et le corps principal était commandé par le sire de Corbeil. Les clercs du pays fournirent à Simon tout ce qui pouvait lui être nécessaire ; il s’arrêta dans l’église de Bolbone; le prieur qui avait nom Maurice, Jui dit: « Sire comte, au nom du ciel, n'allez pas avec un si faible nombre de lances contre l’armée si formidable du roi d'Aragon. » Montfort d’un tond’inspiré, répondit : « Maître Maurice , lisez cette lettre et jugez. » Elle était du roi d'Aragon ét adressée à une noble dame, femme d’un châtelain de Toulouse; le monarque chevalier disait : « C’est pour l'amour de toi que je vais chasser les Francs denotre pays. » «Eh bien, maître Maurice, continua Simon, je ne crois pas possible que le roi d'Aragon renverse l’armée de Dieu au profit d'une femme.

— C’est vrai, répondit le prieur *. »

Après avoir faitses prières dans l’église de Bol-

à Guill, de Puy-Laurens, chap. 20.

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