RÉSULTAT DE LA VICTOIRE DES FRANCS
plète disgrace du dauphin d'Auvergne, qui le priva de ses terres et de ses honneurs. Perdigon fut obligé de se faire moine, et il prit l’habitde religieux dans l’abbaye d’Aiguebelle de l’ordre de Citeaux. Il ne put reparaître aux cours plénières de Provence’. Un plus triste sort attendait l’autre transfuge, le comte Baudoin de Toulouse , frère de Raymond.
L'effet moral de la victoire de Muret pour la conquête de la Langue doc fut toutefois prodigieux. Les habitans de Toulouse offrirent de se soumettre au cemte de Montfort et de saluer la domination catholique. Pons de Montlaur, Aymard de Poitiers, comte de Valentinois, lui firentaussihommage; Amauxy, fils de Simon, épousa Béatrix, fille du dauphin de Viennois et de la dame de Sabran-Castelard, héritière de toutes leurs terres *. Ainsi, tout semblait concourir à consolider la domination des Francs dans les provinces méridionales.
Cependant, comme il arrive toujours dans les guerres nationales, tous les germes de
Nostradamus , hist. des poètes provençaux, p. 123 et suiv, ct Baluze-Auvergne, t. 2, pag. 253.
2 Hist. généalogique ces grands officiers , t. 1, p. 564; et Mss. Colbert, n° 2275.