‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 268 sur 336 · MONTPELLIER RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

MONTPELLIER RÉPUBLIQUE

Dans cette confusion , plusieurs villes dé fa Langue-doc s'érigeaient en république, ce qui n'était, à vrai dire, qu'un retour à leurs anciens priviléges municipaux. Montpellier proclama ses libertés au mois d'avril 1214, et se mit, pour leur conservation, sous la tuteile de Phiñippe - Auguste. Ce roi devait en protéger les habitans comme ses autres bourgeois, pendant cinq ans, depuis la fête de Pâques; il leur assurait la propriété de la ville et de ses châteaux; il promettait de les défendre contre les prétentions du jeune roi d'Aragon; « mais sil arrive, est-il dit dans la charte, que Robert de Courcou, maintenant légat en France, enjoigne à Louis, fils aîné du roi, de soumettre la ville de Montpellier au nom des croisés francais, Philippe se trouvera entièrement dégagé de la protection qu'il accorde actuellement aux bourgeois'.» Par ce moyen le roi se réservait de modifier la forme du gouvernement de Montpellier, au cas où la conquête ferait tomber cette cité aux mains de Lous et des Francais. Pierre de Bénévent était alors légat

1 MSS. Colbert, n° 2669.

Page 1