LE PRINCE LOUIS DANS LA LANGUE-DOC
toute chose selon l’ordre et la volonté du légat. [1 n’y avait donc aucune idée politique dans ce pèlerinage; c'était un motif de piété chevaleresque qui le dirigeait”.
Le prince s'arrêta quelque témps à St.-Gilles: C’est dans un vieux monastère enrichi par les comtes de Toulouse qu’on lui communiqua les bulles du pape, qui confirmaient provisoirement les décrets du concile de Montpellier , en faveur de Simon de Montfort. Innocent confiait au comte franc la garde de tous les domaines que Raymond avait possédés , et de toutes les terres conquises, jusqu’à ce qu'il en eût été autrement décidé par le concile général qu'il convoquait à Rome pour le 1* novembre. Le ponttfe suppliait Montfort, de se charger de ce pénible fardeau, au nom de l'Église; ce qu'on n’eut pas de difficulté à faire entendre à ce chef ambitieux de la croisade :.
De Saint-Gilles, Louis se rendit à Montpellier, toujours accompagné du légat. Lorsqu'il arrivait dans une cité, 1l exigeait aussitôt le
1 Pierre de Vaulx-Cernay, ibid.
x Zbid.
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