LES MURS DES CITÉS SONT DÉTRUITS
serment de fidélité à la foi catholique, et cornme pour imprimer une flétrissure aux srandes communes de la Langue-doc, il fit abattre toutes les murailles, parce que les peuples s'étaient élevés contre Dieu et le pape. Ainsi, les murs de Narbonne, de Béziers et de Toulouse , tombèrent sous le marteau des varlets et ribauds de l’armée de France. L’évéque Foulquet eût désiré qu'on brülât toutes les maisons, afin qu'il ne restât pas pierre sur pierre, mais ce conseil ne fut pas suivi *.
Là, se borna le pèlerinage du fils de Philippe. Il revint avec joie à sa cour de Paris, où le rappelait d'ailleurs une grande affaire, la conquête de l'Angleterre. Il rapporta, comme témoignage de son pèlermage , la mâchoire de Saint-Vincent, martyr, dont il fit présent à l’abbaye de Saint-Germain-des- Prés’.
Ainsi finit cette quarantaine pieuse, comme le disaient les chroniques ; et qui n’euit ni pen-
1 « L’évêque dal Tolosa à respondut que estat d'opinion qué mètan lo fuë per tots les coings de la dita villa. » Chronique provençale, col. 57.
2 Acta ordin, sanct. Benedict., sæcul. 1v, P. 1, p. 658.