LE PETIT BATARD CHARLOT
fut depuis ce LouisIX , qui eût achevé l'œuvre de son aïeul si les principes d’une piété exagérée n'avaient absorbé les facultés de son esprit. Mais dans le lignage de Phiippe, le rejeton qui excitait son plus vif intérêt était un petit bâtard qu'il avait eu, quelques-uns disent d’une noble dame : il avait nom Charlot: ; de blonds cheveux tombaïent bouclés sur ses épaules; ilne quittait point le roi qui en avait confié l’éducation à ce chroniqueur poète que nous avons eu si souvent l’occasion de citer, Guillaumele-Breton ; plus tard celui-ci lui dédia la Philippéïde ; Charlot fut destiné, selon l’usage suivi pour les bâtards, à l'état clérical; 1l reçut la trésorerie de la cathédrale de Tours, dignité importante dans la hiérarchie ecclésiastique”. 1} y avait déjà bien du temps qu’une jeune file de France, partit de la cour de Paris, destinée pour épouse à l'empereur Alexis.
Les grandes révolutions qui agitèrent l'empire 1 La légitimation n’avait été accordée par le pape qu'aux deux enfans d’Agnés de Méranie.
2 Voyez l’épiître dédicatoire de Guillaume-le-Breton, où le poète
chroniqueur célèbre les vertus et la beauté de son élève, Dom
Brial, collect, des hist, de France. t, xvir, p. 119.