CHOIX D'UN ROI DE JÉRUSALEM
Sainte, pour y cueillir des palmes; sa Ccouronne devenait l’héritage d'une jeune princesse, fille d'Isabelle et de Conrad, marquis de Tyr; selon le droit féodal des assises, il falliit immédiatement lui choisir un époux , afin de défendre les terres de son domaine.
Les barons dé la Palestine délibérèrent pour savoir s'ils l’éliraient parmi eux; la pénible situation des colonies chrétiennes, le besoin qu'elles avaient de l'Occident et de la protection d’un prince puissant par ses armes, les engagèrent à solliciter Philippe-Auguste de leur donner pour roi un chevalier ou un baron chargé de gouverner f£odalement les terres de Syrie. Aimar, seigneur de ‘Césarée, et l'évêque de Ptolémaïs se rendirent à la cour plénière , qui était alors à Champeaux, et expo-
sèrent la situation des établissemens d'outre- mer. Les députés furent noblement accueillis. Le barounage de France svait sur ces bords loimtams des parens, de nombreux amis.
Pas une famille de châtelains qui ne comptât deux ou trois des siens dans les principautés d’Antioche, à Ptolémaïs, à Tripoli ou Césarée, toutes les traditions de race, et jus-