JEAN DE BRIENNE, RO DE JÉRUSALEM
qu'aux peintures des vitraux, et les enlumi-
nures. des romans, étaient empreintes des:
souvenirs de Jérusalem et de la Palestine.
Philippe-Augusie avait lui-même visité lO-
rient ; il recut l’évêque et le preux comte avec
les plus grands honneurs, et après avoir
quelque temps délibéré sur la demande qu'on
lux adressait, il désigna pour époux à Isabelle, et
pour roi de PERRIN Jean de Brienne, une’
des prodigieuses et chevaleresques fortunes du moyen âge’. Destiné d’abord à l'état ecclésiastique, Jean avait fui le monastère pour se jeter dansles vaillans jeux dela lanceet des batailles.
Îl suivit son frère Gauthier à la conquête de
Naples; c'esttaprès la mort de ce noble chevalier, et tandis qu'il disputait encore son héritage, qu'il fut élu pour commander à cet
autre royaume qu'il fallait arracher à la domination des Sarrasins. Jean de Brienne accepta avec joie; on attachait à cette époque up immense prix à la royauté même nominale de Jérusalem ; mais il ne put remplir tout ce qu’on |
attendait de lui; l'Europe avait alors de trop
1 Le continuateur de Guillaume de Tyr assure que Jean’ de Brienne fut désigné par les barons de la Palesting eux-mêmes ; telle n’est pas Popinion de Sanuti, livre nr, pm