‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 305 sur 336 · LIBERTÉS DE MONTMORENCY · texte numérisé non relu

LIBERTÉS DE MONTMORENCY

les précautions que prenaient les bourgeois afin de ne plus retomber sous le pouvoir dont les sauvait leur charte municipale. On n'avait pas trop à se fier aux paroles royales ou aux concessions faites par les seigneurs, et voilà ce qui faisait multiplier les garanties et les diplômes de confirmation.

Les grands vassaux suivaient limpulsion donnée par les rois dans ce système de liberté et d’émancipation au profit des bourgeois; il y en avait plusieurs motifs; quelquefois, les citoyens s’émancipaient eux-mêmes, et force était bien de reconnaître ce qui s'était proclamé comme un fait. Souvent ceux-ci donnaient de l'argent, et lorsque les seigneurs en avaient besoin, ils auraient tout vendu pour s’en procurer.

C’est ainsi que le sire Mathieu concéda certaines libertés municipales à ses hommes de Montmorency; elles étaient moins grandes que celles des communes en général ‘.

Une charte semblable fut concédée par le comte de Ponthieu à ses hommes de Muaiselle selon le droit et les coutumes d’Abbeville :.

1 Généalog. de la maïson de Montmorency, p. 75. 2 Recueil des Ordonn., t.v, p.191.

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