COMMUNES DE PÉRONNE ET DE TOURNAY
Les bourgeois de Braie obtinrent des priviléges municipaux sur le même modèle que les franchises de Dun-le-Roï; 1ls acqhéraient toute juridiction de police , l'élection de leurs magistrats, la disposition des fonds imposés | pour Putilité publique”.
À près la cession d’Aire et de St.-Omer, faite par le comte de Flandre , le prince Louis , devenu seigneur de ces deux cités, confirma tous leurs priviléges et droits, tels qu’elles les possédaient de toute antiquité sous leur ancien sire *.
Ce fut dans le même objet que Philippe concéda une commune à Péronne ; il fallait en-
traîner les bourgeois des frontières à préférer ;
la suzeraineté de France, et se défendre ainsi des souvenirs de la vieille domination .
Cette même année, 1211, il sanctionnait les coutumes et le gouvernement municipal de Touxrnay ‘. Ces confirmations successives pour des immunités déjà concédées signalent toutes
1 Recueil des Ordonn., t. x1, p. 295 , ad ann. 1211.
2 Recueil des Ordonn. , t. x1, p. 362, et t. 1v. ad ann. 1211. 3 Recueil des Ordonn. , t, v, p. 155, ad ann. 1211.
4 Ibid. , t. 1, p. 298.