‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 5 sur 336 · INCERTITUDE DE LA FOI CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

INCERTITUDE DE LA FOI CATHOLIQUE

« Pour les moines, sil y a chez vous une jolie femme, il en naît bientôt une lignée ; comment les chevaliers ne meurent-:ils pas de honte de se laisser fouler aux pieds par de telles gens? Charles-Martel savait bien mieux gouverner les clercs; mais aujourd'hui que les gens d'église connaissent la faiblesse des rois, ils nous mènent comme ils veulent. : » |

Felles étaient les opinions contemporaines sur le clergé, et l’on duit bien penser qu'elles n'étaient pas de nature à protéger la ferveur catholique. Les chants'les troubadours étaient populaires ; ils se récitaient dans les châteaux, au milieu des cités, et le peuple devait y puiser une licence de propos et de pensée en opposition avec les doctrines orthodoxes.

Dans la Langue-doc, d’ailleurs, l’hérésie était ancienne. Sous les Visigoths, la population avait embrassé presqu'unanimement PArianisme , et comme les opinions et les sentimens des multitudesne s’effacent pas tout d’un coup, il était resté quelque débris des an-

1 Letroubadour Pierre Cardinal; Millot, t, 3, p. 236; Raynouard,

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