ESPRIT DE CETTE GUERRE
et de nobles dames, qui peuplaient les contrées du midi.
Dans cette guerre, ce qu'il faut bien remarquer, c’est que les barons de France distinguent à peine les orthodoxes des hérétiques.
Tous les Provençaux sont également le sujet des plaintes cléricales, des injures des vieux barons, en même temps que la population catholique de la Langue-doc ne se sépare point des hérétiques dans la défense du territoire ; fidèles et Vaudois protègent en commun les murailles de leurs cités, et luttent de concert pour repousser la domination étrangère, tant il est vrai qu'à la pensée religieuse d’une guerre sainte, venaient se mêler des habitudes de sol et de races! Répétons-le, c'était une dernière invasion des familles franques dans les terres des Visigoths, produite, il est vrai, par un accident religieux, mais qui cachait une cause générale , une vieille haine que des rapprochemens tentés avaient affaiblie sans la détruire. |
L'armée des croisés était parvenue, devant Béziers, la première des cités hérétiques qui s'offrait sur son passage. On la considérait sous
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