‹ Histoire de Philippe-Auguste (volume 5)Chapitre 65 sur 336 · CONQUÊTES DES CROISÉS · texte numérisé non relu

CONQUÊTES DES CROISÉS

sion de Montfort sur un cas particulier qui lui fut soumis. Comme on lui présenta deux hérétiques dont l’un était parfait et l'autre néophite ou disciple, il ordonna dans son conseil de chevalerie qu’ils fussent tous deux brülés, Le néophite éprouvant une vive contrition voulut se convertir. On retourna prendre l'avis du comte; or celui-ci décida qu'il devait néanmoins être livré au bûcher , parce que s’il était réellement repentant, le feu lui servirait d’expiation, et que s'il avait menti, 1] paierait le talion de sa perfidie *; ce qui fut très-applaudi.

« À son retour de Castres; on résolut dans l'armée catholique d’assiéger le château de Cabaret, pour voir si d'aventure on pourrait le forcer à se rendre. Le lendemain les hommes d'armes s’en approchèrent, puis ayant donné l'assaut, et voyant qu'il ne profitait guère, ils retournèrent à leurs tentes *.»

Le duc de Bourgogne, après avoir accompli son temps de pèlermage, voulut aussi se retirer avec ses chevaliers, et en effet le troisième jour il quitta l’armée. Montfort resta donc seul et

1 Pierre de Vaulx-Cernay. Jbid.

a Ibid.

T. Il: (6)

Page 1