SUPPLICE DES HÉRÉTIQUES
qu 11 fallait s ‘entendre avec le légat, le maître et seigneur del’ armée. Le FUEL s’'adressa donc à l'abbé de Citeaux , maïs celui-ci se trouva fort embarrassé ; 1l désirait ardemment la mort des ennemis du Christ; mais prêtre et religieux il n'osait demander du sang. Que faire? il ordonna à Simon de Montfort et au sire de Minerve de rédiger séparément des articles de capitulation, bien sûr qu'ils ne s’entendraient pas, que les hérétiques ne pourraient se sauver, et qu'ils mourraient tous ainsi de la main des laïques ; mais Montfort persistant toujours à s'en référer au légat, celui-ci accorda la vie sauve au châtelain et à tous les habitans de Minerve, et même aux hérétiques parfaits , s'ils renoncaient à leurs erreurs. Alors Robert, le mauvais voisin, haussant la voix, dit : « Sire abbé, nous sommes venus ici pour exterminer les hérétiques et non pour les protéger. » Le légat se prit à rire: « Allons donc, sire Robert, rassurez-vous, nous les tuerons tous, car ilsne seconvertiront pas; » et en effet aucun des parfaits ne voulut renoncer à sa foi; on alluma de grands bûchers autour de la ville, et 180 personnes
| ARRIVÉE DES BRÉTONS. 09 femmes et hommes furent brûlés en présence dé l'armée agenouillée et chantant un Te Deum d'action de gr Ace. + En cetempsilarriva de nouveaux CrOISÉS ; ils. étaient de race Déstonaset au nombre de huit cents. Les évêques de Chartres, de Beauvais, les comtes de Dreux et de Ponthieu se trouvaient parmieux; «maisrien de grandni d’ honorable ne fut opéré avec leur aide’. » On attaqua le château de Thermes où s'étaient encore réfugiés maints hérétiques fameux * ; Guillaume, archidiacre de Paris. qui servait non-seulement de la parole et du glaive, mais encore avec une activité etuneintelligence peu communes, s’y fit remarquer. Il allait dansles forêts faire couper du bois pour les machines de guerre, construisait de.ses mains pierrierset arbalètes ; il. était considéré comme le plus habile en
toutes ces choses qu on jugeait profitables at au
succès du siège. ( Re
1 Pierre. dé Vauls- Cane: chap. 33.
2 Ibid., chap. 40. #
3 L'bistorien provençal du comte de Toulouse , dit qu’une grande maladie régnait dans le château des Thermes : : Sy met une grande et FÉES malaudia dont totiles jors Y morian gen sans'fin, Col. »8. ;
T, il: j (9)