AU MISÈRE DE MONTFORT
Ce qui faisait la force et la richesse des sei-
| gneurs féodaux, c’étaient les services militaires,
les rédevances des fiefs, .et. les produits de la terre. La situation de Moritfort se trouvait sous
ce rapport très-misérable. Jeté dans umpays - de conquête, sans aucun lien nt avec ses supé-
dans l’ordre féodal, ni avec ses inférieurs, ‘il n'avait point de ressources ; le comte était même dans une telle pauvreté que lepain ye-
pait souvent à lui mañquer , « ainsi que nous
l'avons appris de toute certitude, dit.un chroniqueur ; et le noble. homme s'abécnt tout exprès, et n sait } par vergogne, retourner: à son pavillon, parce qu'il était heure dé manee et-qu'il n'avait pas de pain”.
Le siège étant presqüe achévé, lès évêques de Chartres es, de Beauvais, le: comte. de. Ponthieu dirent qu'ils voulaient s’en aller dans leur Pays» çar il n’y avait “rien à gagner.
Montfort eut beau se jeter à leurs pieds, les supplier avec larmes abondantes de rester. .quelque temps au siège; cils refusèrent. tout. net. »
ais le départ des barons fancs, Si-
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; 1 Ibid, Ébab. fs